Programme d’Appui à la Formation Professionnelle


Le marché du travail au Mali est caractérisé par une main d’œuvre peu qualifiée. Dans ce contexte, 300'000 jeunes arrivent chaque année sur ce marché sans compétences. L’offre de formation par domaine et/ou filière est en deçà des attentes du secteur productif. La formation professionnelle e 40'000 personnes dont 50% de femmes à l’horizon 2017, améliore la qualité des ouvrages et augmente la compétitivité des entreprises en contribuant à l’augmentation des revenus dans les régions prioritaires de la DDC et de la coopération danoise.

Country/region Topic Period Budget
Mali
Vocational training
Employment & economic development
Agriculture & food security
Education
Vocational training
Employment creation
Advanced professional training
Agriculture value-chain development (til 2016)
Education facilities and training
01.01.2014 - 31.12.2019
CHF 16'957'000

40'000 personnes formées contribuent à l’économie locale

La formation professionnelle au profit des jeunes et des femmes permettra d’améliorer les ouvrages agricoles et d’augmenter la compétitivité des entreprises dans quatre régions du Mali.

300'000 jeunes maliens arrivent chaque année sur le marché du travail sans compétences. Ce manque de qualification résulte du fait que les offres de formation ne s’adaptent pas aux opportunités du marché ; encore moins au secteur productif. C’est le cas des régions de Sikasso, de Mopti, de Tombouctou, de Ségou où la majorité des actifs sont des jeunes ruraux et analphabètes. Face à ce constat, la Suisse et le Danemark au travers d’un partenariat stratégique cofinancent le programme d’appui à la formation professionnelle. Ce dernier vise à former 40'000 jeunes et femmes dans les secteurs de l’agriculture et de l’artisanat rural dans ces quatre régions et à Bamako.

Des compétences adaptées au marché du travail

Ces formations s’adressent en particulier aux femmes, aux jeunes ainsi qu’à toute personne en manque de qualification. Afin de garantir une large participation des femmes, les calendriers des formations s’adaptent à leur emploi du temps. Dans le but de réduire tout risque d’abandon lié à l’accessibilité des lieux de formation, les formations se tiennent dans des zones de concentration des apprenants.  Elles portent sur les métiers de la production et contribuent à améliorer l’exploitation des aménagements hydro agricoles, des bas-fonds rizicoles et des périmètres maraîchers et la commercialisation des produits issus de l’agriculture.

Impact sur les revenus

Aussi, grâce à ce programme, les 36'000 personnes, parmi les 40’000 bénéficiaires, qui travaillent déjà dans les domaines du maraîchage, de la transformation agricole, de l’aviculture traditionnelle et de la riziculture seront plus performantes. Elles verront leurs revenus augmenter d’au moins 20%. Environ 8'000 jeunes formés sans emplois seront également insérés. Par ailleurs, pour assurer le lien entre les formations et les emplois, le programme fait appel à  l’ensemble des acteurs publics et privés de la formation professionnelle : conseils régionaux, centres de formation et organisations professionnelles.