Contribution aux programmes d’investissement des collectivités territoriales pour le développement régional et local au Mali

Projet terminé

Région la plus arrosée du Mali, Sikasso peine à assurer son rôle de grenier du pays. Le Conseil régional de Sikasso (CRS), avec l’aide de la DDC, veut surmonter ce paradoxe par un programme de coordination du développement local et de valorisation des potentialités agropastorales. Pour ce faire, elle entend renforcer le CRS dans la mise-en-œuvre du volet agro-pastoral de son plan stratégique de développement économique régional.

Pays/région Thème Période Budget
Mali
État de droit - démocratie - droits de l’homme
Développement de la chaîne de valeur agricole
Décentralisation - gouvernance locale - démocratisation (y compris redevabilité)
Infrastructure rurale
01.10.2013 - 31.03.2019
CHF 5'300'000

Les élus s’engagent à développer le potentiel agro pastoral de Sikasso

Les élus de la région de Sikasso réalisent des infrastructures agro-pastorales. Ils soutiennent les entreprises locales et les organisations professionnelles sources d’emplois et de richesses.     

Située au sud du Mali, la région de Sikasso dispose d’environ six millions d’ha de terres favorables à l’agriculture. Ce potentiel est peu exploité d’autant plus que seuls 10% des 150'000 ha d’espaces destinés à la culture sont aménagés. Par ailleurs, le Conseil Régional, chargé d’animer et coordonner le développement économique régional, peine à organiser ses services et collaborer avec les autres acteurs. Face à ce constat, la Direction du développement et de la coopération DDC soutient le Conseil Régional à travers le programme appui au développement économique régional de Sikasso (ADER). Cet appui devrait permettre à l’institution de mieux organiser ses services, réaliser et rentabiliser les projets agropastoraux et développer des partenariats avec le secteur privé.

Des élus au cœur du développement local

Le Conseil Régional animera et coordonnera les initiatives de développement. Il assurera la cohérence en matière de planification et de mise en œuvre de ces dernières. En outre, l’institution travaillera avec toutes les parties prenantes: secteur privé, services techniques déconcentrés de l’Etat, et collectivités. Ainsi, les collectivités locales et le secteur privé participeront à la gestion des infrastructures agricoles. Chaque année, ils présenteront les réalisations lors d’une rencontre publique où sont invités les autorités traditionnelles, les services techniques et les communautés. 

Appuis au secteur privé

Pour optimiser la production agricole, le Conseil Régional prévoit l’aménagement d’une dizaine d’espaces dédiés au maraîchage, à la culture du riz et à l’élevage. Il réhabilitera une dizaine de pistes, de plaines ainsi que des espaces destinés à stocker et transformer des produits agricoles. 20% des terres aménagés reviendront aux femmes. Ces réalisations permettront également aux communautés de la région de faciliter l’acheminement des produits vers les marchés locaux. Plus d’une quinzaine d’entreprises de transformation et des organisations paysannes faitières bénéficieront de financement, de formations et d’études sur les filières porteuses. Ces appuis devraient contribuer à une augmentation d’environ 15% du chiffre d’affaire d’au moins 70% des entreprises locales.