Programme d’Appui à la Petite Irrigation (PAPI)


Au Niger, la sécurité alimentaire des populations  est dépendante des performances des exploitations familiales agropastorales. Cependant, même lors des années de bonne récolte, les paysans ne parviennent plus à assurer la sécurité alimentaire de leurs propres familles. En cas d’accès facile à l’eau, la culture maraîchère irriguée représente une opportunité à la diversification des activités, la sécurisation des revenus des ménages et à la modernisation des agricultures familiales.

Pays/région Thème Période Budget
Niger
Agriculture et sécurité alimentaire
Ressources en eau à usage agricole
Développement de la chaîne de valeur agricole (til 2016)
01.04.2014 - 31.12.2019
CHF 10'000'000
Contexte

Au Niger, l’alimentation est traditionnellement fondée sur la culture du mil pluvial, qui demeure la principale nourriture de base. Cette production, jusqu’alors adaptée au contexte agro-écologique, est aujourd'hui en crise. Sous la pression démographique et les changements climatiques, les terres disponibles se sont raréfiées et les sols se sont épuisés, notamment par l'abandon des jachères. Depuis plusieurs décennies, les paysans ne parviennent plus à assurer une alimentation suffisante et variée aux populations. Dans ce contexte, la production maraichère par petite irrigation représente une alternative réaliste pour diversifier la production, sécuriser les revenus et varier l’alimentation.

Objectifs

La sécurité alimentaire et la durabilité économique de 15'000 exploitations familiales sont effectives dans les régions de Maradi et de Dosso.

Groupes cibles
  • Les exploitations familiales, les groupements  de jeunes et de femmes irrigants des régions de Dosso et de Maradi.
  • Les Organisations paysannes.
  • Les Chambres Régionales d'Agriculture (CRA) et le Réseau National des Chambres d’Agriculture (RECA).
Effets à moyen terme
  • Les exploitations familiales modernisent leurs activités agricoles grâce à un accès durable au conseil agricole et de gestion,
  • Les exploitations familiales accèdent au financement adapté à leurs besoins,
  • Les groupes vulnérables (jeunes et femmes) accèdent au foncier et sécurisent leurs terres. Ils accèdent à des appuis financiers adaptés.
  • Les conditions-cadre et les infrastructures socioéconomiques permettent de répondre aux besoins des EF dans la valorisation des productions issues de la petite irrigation.
Résultats

Principaux résultats attendus:  

  • 15’000 exploitations familiales sont soutenues par un dispositif d'appui - conseil de gestion.
  • Au moins 10’000 exploitations familiales accèdent à des services financiers à des taux préférentiels.
  • Au moins 5’000  femmes et  jeunes accèdent  à la propriété foncière et au financement à partir des taux de subvention raisonnables.
  • Les commissions foncières communales sécurisent  des terres irrigables des femmes et des jeunes.
  • Les organisations paysannes, en lien avec les  collectivités territoriales, réalisent des infrastructures structurantes permettant un accès au marché et le développement de ce dernier.
  • Les organisations paysannes, les chambres régionales d’agriculture définissent en concertation avec les collectivités territoriales des politiques locales  de développement qui soutiennent la modernisation des exploitations et la maitrise des marchés.


Principaux résultats antérieurs:  

L’entrée en matière a mis en avant les élements suivants :

  • Un mécanisme d’accès des exploitations familiales (EF) aux financements existe. Les services publics et les partenaires techniques et financiers (PTF) l’adoptent dans la mise en oeuvre de leur programme d’appui à l’agriculture familiale.
  • Une étude d’impact environnemental est en cours. Elle permettra de mieux maitriser les impacts de nos engagements sur l’environnement physique et social en formulant des mesures d’atténuation et/ou d’optimisation.
  • Une contribution financière à l’élaboration du plan national de gestion intégrée des ressources en eau (PANGIRE) a été faite afin de disposer des données sur les ressources « terres irrigables et profondeur des nappes » pour une meilleure concertation avec les acteurs locaux, qui font le choix d’intensifier leurs activités irriguées dans les vallées des Dallols, Goulbis et Koramas.
  • Le RECA a mis en son dispositif  d’appui conseil au producteur pour qu’il puisse formuler une demande et accéder au crédit agricole.


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Coopération au développement
Coordination avec d'autres projets et acteurs
  • Le Programme d’appui aux organisations rurales du Niger (OP, DDC).
  • Le Programme d’appui aux Collectivités Territoriales (PACT, DDC).
  • Le Programme d’appui à la formation professionnelle rurale  de la DDC (FOPROR).
  •  Le Programme de Promotion d’Emploi et de la Croissance Economique dans l’Agriculture (PECEA, Danemark).
  • Le Programme de Développement de l’Agriculture Familiale (PRODAF) du FIDA.
  • Le Programme d'Appui au Développement Agricole Durable - NIG/018 (Lux Développement).
Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   10'000'000 Budget suisse déjà attribué CHF   7'788'637
Phases du projet Phase 1 01.04.2014 - 31.12.2019   (Phase en cours)