Un centre pour promouvoir les échanges culturels sur l’île de Chypre

Projet terminé
Quatre personnes qui se donnent le main
Faire revivre la zone tampon et contribuer au rapprochement entre les groupes de population gréco-chypriote et turco-chypriote © DDC © DDC/SECO

Ce projet a permis d’acheter un vieux bâtiment abandonné dans la zone tampon sur Chypre, de le rénover de fond en comble et de le transformer en un centre culturel et de rencontre. Le centre a ouvert ses portes début mai 2011 et favorise depuis lors le dialogue entre les deux groupes de population. Il apporte ainsi une contribution essentielle à la réconciliation et à la construction de la paix sur l’île de Chypre.

Pays/région Thème Période Budget
Chypre
Renforcer la société civile
Organisations non gouvernementales
01.10.2008 - 30.04.2012
CHF 153'150

Remarque : les textes de toutes les rubriques, à l’exception des résultats obtenus, décrivent la situation avant le début du projet.

Revitalisation de la zone tampon chypriote

De par sa taille, Chypre est la troisième île de la Méditerranée. Depuis 1974, elle est coupée en deux par une zone tampon qui sépare le nord et le sud de l’île. Tout type d’infrastructure fait défaut pour promouvoir le dialogue entre les deux groupes de population. En ouvrant un centre culturel et de rencontre, ce projet vise à intensifier le dialogue entre les communautés chypriote et turque qui cohabitent sur l’île. C’est aussi une tentative pour faire revivre la zone tampon qui partage Chypre en deux régions géographiques, afin de rapprocher les deux cultures autochtones et d’amener leurs membres à entreprendre des activités communes.

Soutien de la Suisse au premier centre culturel sur Chypre

L’Association for Historical Dialogue and Research (AHDR) a été fondée en 2003 par un groupe d’historiens, d’enseignants, d’ethnologues, de linguistes et de chercheurs, qui lui ont donné le statut d’organisation non gouvernementale. Grâce à l’appui financier de plusieurs organisations et pays donateurs, l’AHDR a pu acquérir et rénover un vieux bâtiment abandonné, situé en plein cœur de la zone tampon. La Suisse a prélevé 153'000 CHF sur sa contribution à l’élargissement pour participer à la rénovation des lieux et à l’installation du centre culturel. Le coût total du projet se monte à 1,6million CHF.

Depuis son ouverture au début du mois de mai 2011, le centre organise diverses activités qui favorisent les échanges de vues et d’opinions au sein de la population. Il s’agit là de la première institution intercommunale et multifonctionnelle sur Chypre, un lieu où l’on encourage activement la collaboration entre les groupes de la population chypriote. Réhabilité selon les plans de deux équipes d’architectes – l’une gréco-chypriote, l’autre turco-chypriote – le centre comprend aujourd’hui une salle de conférences, une bibliothèque, des salles de séminaire multifonctionnelles destinées à accueillir des cours de formation, des manifestations et des conférences, ainsi qu’un café. Outre la population, des organisations non gouvernementales locales bénéficient aussi du projet, puisque le centre met plusieurs de ses locaux à leur disposition.

Depuis mai 2011, la zone tampon revit

La Maison pour la coopération est le premier centre où les deux groupes de population de l’île se retrouvent et collaborent. Il encourage ainsi les activités de recherche, le dialogue, la réflexion sur l’histoire et l’éducation. Depuis la cérémonie d’inauguration, le 9 mai 2011, le centre de rencontre accueille régulièrement des manifestations culturelles et des cours. Il accueille la population locale durant la journée. Ce projet est un premier pas vers la transformation de la zone tampon en une zone de rencontre et de coopération entre les cultures chypriotes.

Promouvoir la tolérance entre les cultures

L’histoire enseignée aux élèves chypriotes est à bien des égards le reflet de la vision unilatérale de la culture dominante. L’AHDR, qui assume la gestion du centre, souhaite replacer l’enseignement de l’histoire dans les écoles chypriotes dans un contexte plus large. L’association espère que 800 enseignants, tant chypriotes que venant d’autres pays, participeront chaque année aux manifestations que le centre mettra sur pied pour promouvoir cette perception multidimensionnelle de l’histoire de l’île. Les élèves du monde entier, mais bien entendu surtout ceux de Chypre, pourront ainsi se faire une idée plus précise des divers événements qui ont marqué le pays. A long terme, cet effort devrait favoriser le respect mutuel et la compréhension entre les deux groupes de la population. Un autre objectif du centre est d’attirer plus de 2000 visiteurs dans son musée multiculturel. Les diverses activités prévues visent au final à promouvoir la tolérance et le respect entre les cultures sur l’île de Chypre.

L’AHDR a tourné quelques vidéos intéressantes sur son projet. Vous les trouverez ci-dessous avec les informations et les documents complémentaires.