Forum mondial sur l'éducation 2015

Logo Forum mondial sur l'éducation 2015
© WEF

Le Forum mondial sur l’éducation 2015 s’est déroulé à Incheon en Corée du Sud du 17 – 21 mai 2015. Ce Forum, qui fait suite à l’agenda de Dakar et aux Objectifs de l’Education pour tous, a été consacré à la définition du futur agenda post-2015 et plus spécifiquement à l’adoption de la Déclaration «Education 2030: vers une éducation de qualité inclusive et équitable, et un apprentissage tout au long de la vie». Face à l’importance du rôle d’éducation dans la réalisation de tous les objectifs du développement durable, cette Déclaration pose une bonne base pour atteindre les objectifs d’un futur agenda post-2015 qui serait adopté en septembre 2015.

Au terme du Forum mondial sur l’éducation 2015 d’Incheon, la communauté internationale a adopté la Déclaration sur le futur de l’éducation post-2015. Ce forum fut non seulement l’occasion de dresser le bilan des avancées réalisées en matière d’éducation durant les quinze dernières années, mais surtout d’esquisser le prochain cadre d’action pour le domaine de l’éducation. S’il a été relevé que d’importants progrès ont été réalisés, de nombreux défis demeurent: en 2015, 58 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et 250 millions d’enfants n’ont pas acquis les compétences de base que sont la lecture, l’écriture et le calcul.

La Déclaration d’Incheon
Comme l’a relevé Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, «l’adoption de cette Déclaration est un pas très important. Cela reflète notre détermination d’assurer que chaque enfant et jeune puisse obtenir les connaissances et les compétences dont ils ont besoin pour vivre dans la dignité, réaliser leur potentiel et contribuer à leur société en tant que citoyens globaux responsables.»

Plus concrètement, la Déclaration d’Incheon permettra l’élaboration du cadre d’action pour l’éducation 2030. Ce dernier fournira un cadre légal et politique pour l’éducation, fondé sur les principes de la redevabilité, la transparence et la gouvernance participative. L’importance du droit de tout un chacun à avoir accès à une éducation a été, certes, rappelé, mais un accent particulier a été placé sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement dispensé.

La position suisse
La délégation suisse, composée de différents membres de la Direction du développement (DDC), du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), de la commission suisse pour l’UNESCO et du Réseau suisse éducation et coopération internationale (RECI), a activement participé aux débats et a soutenu la proposition du Cadre d’action et du projet de déclaration 2030. Elle s’est particulièrement réjouie de l’importance accordée dans le Cadre d’action à la qualité et à l’équité des systèmes éducatifs. Cependant, la Suisse a plaidé pour une approche systémique de la qualité comprenant tous les niveaux éducatifs de la petite enfance à l’éducation des adultes. Elle a rappelé que la qualité comprend plusieurs dimensions telles que les acquis des apprentissages, la formation des enseignants, mais également la diversité culturelle et linguistique, un financement sain et transparent, ainsi que la gouvernance participative et la gestion décentralisée des systèmes. De plus, la Suisse a tenu à souligner l’importance d’assurer une cohérence et un lien entre les cibles définies dans le cadre d’action et donc de reconnaître sa spécificité et ses besoins. Elle a également appelé à une meilleure articulation entre l’aide humanitaire et l’aide au développement et à un plus grand financement en termes d’éducation en situation d’urgence.

Finalement, la Suisse a souhaité souligner l’importance du rôle joué par l’éducation dans la réalisation de tous les objectifs du développement durable et dans le respect de l’ensemble des droits de l’homme. Afin de jouer pleinement ce rôle, il semble fondamental pour la Suisse que les systèmes éducatifs intègrent des approches innovantes et transformatrices.