Appui aux organisations paysannes (OP) du Niger pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle


Confrontées aux évolutions climatiques et à la pression croissante sur les ressources naturelles, les exploitations familiales (EF) n’assurent plus la sécurité alimentaire du pays. Le programme appuie les organisations paysannes (OP), principales structures de soutien des EF, afin de moderniser l’agriculture, améliorer les politiques sectorielles et la gouvernance des OP et contribuer à la sécurité alimentaire du Niger. 330'000 personnes bénéficieront de ce programme.

Pays/région Thème Période Budget
Niger
Agriculture et sécurité alimentaire
Emploi & développement économique
Politique agricole
Services agricoles & marché
Politique de l’industrie
01.02.2017 - 31.01.2021
CHF 7'500'000
Contexte

Malgré son importance dans le développement socioéconomique du Niger (52% du PIB et 80 % de la population active), le secteur rural reste caractérisé par une faible performance et une forte vulnérabilité aux variabilités climatiques. L’augmentation de la production agricole (2% en moyenne par an) ne suit pas le croît démographique (3,9%), ce qui fragilise les exploitations familiales qui ne parviennent plus à assurer leur propre alimentation et réduit leurs apports en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. Cette situation affecte particulièrement les femmes et les enfants et compromet les perspectives de la jeunesse. Pour inverser ces tendances, les organisations paysannes ambitionnent de soutenir la modernisation de l’agriculture familiale. Elles entendent ainsi peser sur les choix et orientations des politiques de développement rural, particulièrement lorsque celles-ci empruntent leurs stratégies aux mécanismes de l'aide d'urgence.

Objectifs

Les exploitations familiales améliorent leur revenu et leur sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’augmentation et la valorisation de leur production.

Groupes cibles
  • Environ 300 000 producteurs (46% de femmes) regroupés au sein de 7’000 groupements/coopératives de base
  • 227 coordinations et unions au niveau communal
  • Les organisations paysannes faitières et les structures locales au niveau des 8 régions du pays : 6 associations/ fédérations (AREN, ANFO, Mooriben, FCMN Niyya, AID, FUCOPRI), 5 collectifs/ réseau/ plateforme/ cadres au niveau national (CAPAN, RECA, PFPN, CCD, REFEPA) 
Effets à moyen terme
  • Les exploitations familiales membres des OP accèdent aux services/biens appropriés, leur permettant d’augmenter, de diversifier et de valoriser leur production.
  • Les intérêts des exploitations familiales et des OP sont pris en compte dans les politiques agricoles.
  • Les inégalités hommes / femmes en terme d’autonomie financière et de participation à la vie associative et à la gestion publique locale sont réduites.
  • Les OP renforcent leur gouvernance, fédèrent leurs actions et deviennent un mouvement paysan qui s’impose comme acteur incontournable.
Résultats

Principaux résultats attendus:  

  • Les OP fournissent efficacement les services et biens à environ 330 000 membres d’exploitations familiales dont 147 000 hommes, 126 000 femmes et 60 000  jeunes.
  • Au moins 50 % des interpellations faites par les OP sont prises en compte dans les politiques publiques et participent à la promotion des EF.
  • Environ 126 000 femmes accèdent aux facteurs de production (terre, conseil, financement) et au marché grâce aux actions des OP et d’autres acteurs de la société civile.
  • Les OP appliquent des procédures qui renforcent les synergies entre elles, la redevabilité, l’autonomisation et les capacités d’action d’au moins 5000 coopératives, 200 unions communales et 50 sections régionales.


Principaux résultats antérieurs:  

La troisième phase a permis de développer la représentativité des producteurs et d’intégrer au dispositif d'appui quatre nouvelles organisations. Les organisations paysannes sont devenues des acteurs incontournables du développement local. Elles s’affirment sur les choix et orientations des politiques sectorielles et défendent les intérêts des producteurs ruraux. Cependant, l’efficacité de leurs actions nécessite des ajustements internes aux OP et entre elles (mutualisation des ressources, plus de capacité d’analyse, amélioration des services et de la redevabilité, prise de responsabilité, capacités d’interpellation accrues) justifiant le recours à un mandataire.


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Coopération au développement
Partenaire de projet Partenaire contractuel
Organisation non gouvernementale internationale ou étrangère


Autres partenaires

Collectivités locales, autres organisations socio-professionnelles, ministères de l’agriculture et de l’élevage.

Coordination avec d'autres projets et acteurs

Ce programme privilégiera le lien avec le Haut-commissariat à l’initiative 3N qui assure la coordination du secteur. Il est en cohérence et travaille en synergie avec les autres programmes des domaines gouvernance et développement rural de la DDC au Niger (PACT, PAPI, PASEL, PECEA, FOPROR); au niveau régional, il s’inscrira dans la dynamique de renforcement de l’efficacité des OP, engagée dans les différents pays et au niveau ouest africain (PREPP, ECOWAP).

La DDC cherchera des synergies avec les autres PTF qui contribuent au financement des OP (FIDA, Banque Mondiale, FAO, …).

Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   7'500'000 Budget suisse déjà attribué CHF   5'503'964
Phases du projet Phase 4 01.02.2017 - 31.01.2021   (Phase en cours) Phase 3 01.12.2011 - 31.12.2017   (Completed) Phase 2 01.10.2008 - 30.09.2011   (Completed)