Programme de renforcement de la résilience des ménages pastoraux et agropastoraux face aux crises climatiques et à l'insécurité (RESILIA) Phase 1


la DDC contribue au renforcement de la résilience de plus de 700’000 personnes dont les déplacées internes, affectées par la crise sécuritaire et les changements climatiques au Burkina Faso. Se basant sur la riche expérience de la Suisse dans l’élevage pastoral au Sahel, le programme va soutenir les pasteurs et agropasteurs pour que leur pratique d’élevage et moyens de subsistance s’adaptent aux défis climatiques et améliorent leurs conditions de vie tout en favorisant la paix au Burkina Faso.

Pays/région Thème Période Budget
Burkina Faso
Agriculture et sécurité alimentaire
Aide humanitaire & RRC
Conflit & fragilité
Changement climatique & environnement
Governance
Politique de sécurité alimentaire
Sécurité alimentaire des ménages
Aide alimentaire d'urgence
Prévention des conflits
Réintegration et contrôle des ALPC
Réduction des risques de catastrophes
Efficacité humanitaire
Politique agricole
Politique du secteur publique
01.06.2020 - 31.12.2024
CHF 9'950'000
Contexte

L’insécurité et les changements climatiques ont entrainé des crises humanitaires et agropastorales dans les régions traditionnelles d’élevage que sont le Sahel et le Nord. En 2020, plus de 3,2 millions personnes dont plus d‘un million de personnes déplacées internes ont un besoin d’assistance alimentaire. Le déficit fourrager menace plus de 1'750'000 têtes de ruminants domestiques. Les éleveurs pasteurs majoritairement originaires des zones à fort défis sécuritaire, souvent stigmatisés comme étant des membres de groupes d’extrémistes violents, sont victimes de rackets et de vols de leur bétail. Pour ces raisons, ils ont tendance à quitter leur terroir d’attache touché par l’insécurité pour migrer avec leurs troupeaux vers les régions frontalières du sud et dans les pays côtiers. En outre, la crise sanitaire (COVID-19) a contribué à fragiliser le système pastoral en limitant la mobilité du bétail.

Les régions frontalières du sud à tradition agricole sont devenues à la fois des zones d’accueil, de transit et de départ des troupeaux en transhumance. Les éleveurs dans ces régions font face à des défis majeurs : forte pression foncière agricole, dégradation de pâturage, etc. Ces contraintes limitent la mobilité des troupeaux pour la pâture et le commerce de bétail. Cette situation entraine de manière récurrente des conflits violents entre éleveurs et agriculteurs mettant à mal la cohésion sociale des communautés. Du fait des inégalités liées au genre, les femmes ont un faible accès aux ressources pastorales mais sont présentes dans la chaîne de valeur du lait. Les jeunes sont représentés dans les chaînes de valeur bétail-viande et offrent également des services aux transhumants. La Suisse par sa bonne connaissance de l’élevage pastoral sahélien va soutenir les pasteurs et agropasteurs pour une transhumance apaisée et la valorisation des produits animaux. La prise en compte des aliments de bétail dans le dispositif national de sécurité alimentaire pour préserver le bétail des éleveurs sera une valeur ajoutée de la Suisse. 

Objectifs Les ménages pastoraux et agropastoraux et les communautés locales vulnérables renforcent leur sécurité alimentaire, nutritionnelle et leur résilience face aux crises climatiques et sécuritaires
Groupes cibles

- 286’000 éleveurs transhumants, agropasteurs dont 40 % de femmes et 40 % de jeunes de quatre régions : Centre-Sud, Centre-ouest, le Sud-Ouest et Cascades.

- Environ 400’000 personnes vulnérables en particulier les PDI et familles hôtes des régions d’insécurité.

- Les collectivités territoriales.

- Les sociétés coopératives de transformation des produits animaux (lait, viande, etc.).

Effets à moyen terme

- Les ménages de pasteurs et d’agropasteurs ont un meilleur accès aux ressources pastorales dans les régions frontalières du Sud et une assistance alimentaire (y inclus les Personnes déplacées internes/PDI) et leurs hôtes) dans les régions à défi sécuritaire réduisant leur vulnérabilité aux crises (climat et sécurité).

- Les éleveurs pasteurs et agropasteurs en particulier les jeunes et femmes, des régions frontalières du Sud valorisent les productions animales (viande, lait, etc.) et améliorent leur revenu ainsi que leur sécurité alimentaire et nutritionnelle.

- Un cadre institutionnel, règlementaire et politique favorise le développement de l’élevage pastoral et améliore la prévention et la résolution pacifique des conflits au niveau national. 

Résultats

Principaux résultats attendus:  

Les principaux outputs attendus sont :

- Environ 400'000 personnes (y inclus les PDIs et leurs hôtes) en situation d’urgence alimentaire dans les régions à fort défi sécuritaire améliorent leur situation alimentaire et nutritionnelle.

- 50’000 éleveurs, pasteurs et agriculteurs (80 % de femmes et 60 % de jeune) et les entreprises agricoles améliorent leurs revenus de 15 % par la transformation des produits animaux.

- Les conflits agriculteurs – éleveurs sont en baisse dans les régions transfrontalières du Sud. 


Principaux résultats antérieurs:  

Les appuis récents de la DDC à l’élevage pastoral et aux ménages pastoraux ont permis :

- Une meilleure mobilité du bétail avec une baisse des conflits entre agriculteurs et éleveurs grâce aux ouvrages pastoraux et une plus grande implication (grâce à la formation) d’environ 700 élus locaux membres de 55 espaces de dialogue inclusif sur la transhumance.

- 80'500 personnes ont reçu une assistance alimentaire et nutritionnelle pendant la période de soudure dont 7’000 enfants âgés de 6-23 mois et 4’450 femmes/filles enceintes et mères allaitantes.

Les principales leçons apprises sont :

- La sauvegarde du « capital bétail » des ménages vulnérables facilite leur relèvement et offre la possibilité aux enfants d’accéder aux produits animaux de haute valeur nutritive (lait et viande). 

- Les infrastructures pastorales conçues sous la forme de complexes pastoraux permettent de générer des recettes à la collectivité et organisations d’éleveurs pour l’entretien des ouvrages pastoraux (couloirs et les pistes à bétail) non marchands mais indispensables à la mobilité du bétail. 


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Coopération au développement
Partenaire de projet Partenaire contractuel
ONG internationale ou étrangère
Secteur privé
Institution étatique étrangère
  • Other international or foreign NGO North
  • Sectreur privé étranger Sud/Est
  • Sub-National State SouthEast


Coordination avec d'autres projets et acteurs

- Projet MODHEM+ pour la mobilité du bétail

- Programme PASANAD pour la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle

- Programme Aide humanitaire de la DDC

- Programme Régional PACBAO et PRAOP de la DDC sur le commerce du bétail et politique agricole

- Programme d’appui à la décentralisation DEPAC 2, de la DDC

- Programme PRAPS et PREDIP en élevage 

Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   9'950'000 Budget suisse déjà attribué CHF   1'071'039 Budget y compris partenaires de projet CHF   9'800'000 Projet total depuis la première phase Budget y compris partenaires de projet CHF  30'000'000