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Publié le 1 février 2026

Interdiction et limitation de certaines armes

Le droit international humanitaire limite ou interdit le développement, la possession et l’utilisation de certaines armes.

Règles générales

Le droit international humanitaire limite ou interdit le développement, la possession et l’utilisation de certaines armes. Les catégories d’armes concernées répondent aux critères suivants:

  • armes rendant la mort inévitable;
  • armes qui sont de nature à causer des maux superflus;
  • armes qui ne peuvent pas être dirigées contre un objectif militaire déterminé ou dont les effets ne peuvent pas être limités comme le prescrit le droit international humanitaire;
  • armes susceptibles de causer des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel.

Sur la base de ces quatre critères, plusieurs catégories d’armes ont été explicitement interdites. Les mines antipersonnel, les armes à sous-munitions, les armes à laser aveuglantes, les balles dum-dum ainsi que les armes biologiques et chimiques en font partie. Certaines de ces interdictions relèvent aujourd’hui du droit international coutumier.

L’utilisation d’armes lors d’un conflit armé est aussi limité par les règles et les principes généraux du droit international humanitaire, qui énumère notamment les mesures devant être prises pour réduire au minimum les effets des opérations militaires sur la population et les infrastructures civiles. Les principales règles du droit international humanitaire s’appliquant à l’utilisation d’armes sont les suivantes:

  • obligation de distinguer entre civils et combattants et entre les biens de caractère civil et les objectifs militaires;
  • interdiction des attaques sans discrimination;
  • obligation de respecter le principe de proportionnalité;
  • obligation de prendre des précautions afin de limiter au minimum les effets d’une attaque sur la population civile.

Ces règles relèvent du droit international coutumier et s’appliquent à toute partie à un conflit, sans distinction entre les États et les groupes armés non étatiques et indépendamment de la ratification éventuelle d’un traité international pertinent par l’État concerné.

Kontakt

EDA Sektion Humanitäres Völkerrecht und internationale Strafjustiz
Kochergasse 10
3003 Bern