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Publié le 1 février 2026

Régions polaires

Un développement pacifique, stable et durable des régions polaires est dans l'intérêt de la Suisse. La Suisse est représentée par le DFAE au Conseil de l’Arctique, où elle a le statut d’observateur depuis 2017.

L'image montre un camp de recherche isolé sur la calotte glaciaire du Groenland dans le cadre du projet HI-SLIDE.

Les régions polaires sont de plus en plus au centre de l’attention géopolitique et des indicateurs clés du réchauffement climatique en raison de de leur position stratégique et de leur fragilité. La situation en Arctique suscite un intérêt particulier, bien au-delà de la région elle-même. Celle-ci se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale et connaît des développements rapides qui engendrent de nouveaux défis environnementaux, économiques, stratégiques et politiques. Pour nombre de ces défis, des progrès ne peuvent être réalisés qu’à travers une coopération internationale et des réponses globales. Dans ce contexte, la science joue un rôle important en expliquant les mécanismes de la planète et les impacts du changement climatique. Grâce à sa longue tradition et à son expertise en matière de recherche polaire, la Suisse peut contribuer à une meilleure compréhension de ces changements et à une coopération multilatérale pacifique.

Engagement polaire suisse

L'approche de la Suisse en faveur des régions polaires repose sur quatre piliers clés étroitement liés : la diplomatie scientifique, la coopération internationale, la gouvernance et la durabilité. La diplomatie scientifique joue un rôle crucial en facilitant le dialogue et en contribuant à l'élaboration de nouvelles politiques. En parallèle, la coopération internationale favorise l'élaboration de solutions communes avec des partenaires mondiaux et régionaux. Grâce à son statut d'observateur au sein du Conseil de l'Arctique et à son expertise dans la recherche polaire, la Suisse renforce sa capacité à soutenir et enrichir les initiatives arctiques. Par ailleurs, la Stratégie maritime 2023-2027 a pour objectif de promouvoir la recherche scientifique marine internationale dans les régions polaires, tout en veillant à protéger et à utiliser durablement les ressources naturelles de ces régions. Cet engagement s'inscrit également dans l'Agenda 2030 de l'ONU pour le développement durable, cadre mondial essentiel pour anticiper et relever les défis communs de l'humanité et d'un Arctique qui se réchauffe.

Conseil de l’Arctique et Traité sur l’Antarctique

Le Conseil de l’Arctique est le principal forum intergouvernemental qui promeut la coopération sur les questions communes de l'Arctique, en particulier sur les questions de développement durable et de protection de l'environnement. En tant qu'observateur du Conseil de l’Arctique depuis 2017, la Suisse s'engage activement avec les huit États arctiques, les représentants des peuples indigènes et les autres observateurs à faire progresser les connaissances scientifiques et à limiter l'impact environnemental et socio-économique des changements dans l'Arctique. La participation d’experts suisses dans les différents formats et groupes de travail du Conseil de l’Arctique permet de façonner des politiques environnementales et de promouvoir la protection de l’Arctique, tout en favorisant le dialogue entre la science et la diplomatie.

Signé en 1959 et rejoint par la Suisse en 1990, le Traité sur l'Antarctique établit que cette région doit être exclusivement dédiée à des fins pacifiques. Il fait ainsi de ce continent un espace unique consacré à la recherche scientifique et à la coopération internationale. En ratifiant en 2017 le Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, la Suisse s'est engagée en faveur de l'utilisation pacifique et durable de l'Antarctique.

La participation de la Suisse au Conseil de l’Arctique et aux réunions consultatives du Traité sur l’Antarctique est coordonnée par le DFAE en collaboration avec le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) – auquel est rattaché le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation – et le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Cette coordination bénéficie également du soutien de la Commission suisse pour la recherche polaire et de haute altitude (CSPH) de l’Académie suisse des sciences naturelles et du Swiss Polar Institute.

Recherche polaire

L'exploration scientifique de la cryosphère – l’eau sous forme de glace ou de neige – est d'une grande importance pour la Suisse, un pays alpin qui a été façonné par les périodes glaciaires et composé de chaînes de montagnes dont les glaciers disparaissent. De nombreux parallèles existent entre la recherche polaire et celle en haute altitude. Les Alpes subissent des changements similaires à ceux observés dans les régions polaires. La communauté des chercheurs suisses associe les connaissances sur les hautes altitudes à celles sur les hautes latitudes. Son excellence scientifique réside dans la recherche sur les conditions climatiques et les écosystèmes dans les régions montagneuses et polaires, par exemple pour mesurer l'impact des changements induits par l'homme sur l'environnement et le climat mondial. La recherche s'est fixée des objectifs interdisciplinaires, qui sont atteints grâce à des collaborations internationales et multipartites, par le biais de programmes scientifiques internationaux, comme dans le cadre du Comité international des sciences de l’Arctique (IASC) et du Comité scientifique de la recherche antarctique (SCAR). Depuis 2016, les scientifiques basés en Suisse qui travaillent dans les régions polaires et les environnements de haute altitude peuvent compter sur le soutien du Swiss Polar Institute, reconnu par la Confédération suisse comme une institution de recherche d'importance nationale.

Contact

Section Science, Espace et Arctique SEA
Secrétariat d'État SEE-DFAE
Division Prospérité et durabilité
Bundesgasse 28
3003 Berne