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InformationsPublié le 10 février 2026

La Suisse assume la présidence de l’OSCE en 2026

En 2026, la Suisse assumera pour la troisième fois la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), après 1996 et 2014. Les États participants de l’organisation l’ont élue le 30 décembre 2024 dans le cadre d’une procédure tacite. Ses présidences passées de l’OSCE ont déjà permis à la Suisse d’acquérir l’expérience nécessaire à cet effet.

Vienne : le nouveau palais de la Hofburg, avec le siège de l’OSCE et les drapeaux des 57 États participants.

Des informations plus détaillées sur la présidence suisse de l'OSCE en 2026 sont disponibles sur le site de la Représentation permanente de la Suisse à Vienne.

10.02.2026 – Kicking it Out: lutter contre l'antisémitisme et le racisme dans et par le sport

Lors de la troisième table ronde de la conférence de l'OSCE sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall, les participants ont échangé leurs expériences en matière d'antisémitisme et d'autres formes d'intolérance et de discrimination dans le sport.

Quatre personnes s'expriment sur scène lors de la conférence sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall.

Des possibilités ont été présentées pour lutter contre l'antisémitisme et le racisme lors d'événements sportifs par des mesures politiques et des actions concrètes. Une athlète ainsi que des représentants d'associations de supporters et de fédérations sportives ont donné des exemples illustrant comment le sport peut servir de moyen innovant pour promouvoir la tolérance et la non-discrimination.

10.02.2026 – De l'analyse à la réaction: relever les défis actuels dans la lutte contre l'antisémitisme et d'autres formes d'intolérance

La deuxième discussion thématique dans le cadre de la conférence de l'OSCE sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall a mis en lumière la manière dont l'antisémitisme et d'autres formes d'intolérance se manifestent et les défis qui en découlent pour la société. Les trois représentants personnels du président de l'OSCE, Ignazio Cassis, des représentants de l'OSCE et des décideurs politiques ont participé à la discussion. «L'antisémitisme, comme toutes formes de discriminations fondées sur des préjugés, constitue une atteinte à nos libertés fondamentales, à notre sécurité collective», a déclaré Ignazio Cassis dans une tribune publiée dans plusieurs journaux suisses.

Huit personnes s'expriment dans le cadre d'une table ronde lors de la conférence sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall.

La session a donné lieu à la présentation des conclusions du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE (BIDDH) et de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA), ainsi qu'aux réactions des trois représentants personnels du président en exercice de l'OSCE chargés de la tolérance et de la non-discrimination et des décideurs politiques. Les participants ont souligné la nécessité d'investir dans le renforcement des capacités, d'améliorer la formation des forces de l'ordre et des juges avec la participation des groupes concernés, d'intensifier les échanges de bonnes pratiques entre les pays et d'améliorer le suivi et la collecte de données au niveau national afin de lutter efficacement contre les formes contemporaines d'antisémitisme. La question de la meilleure façon de réglementer les plateformes en ligne et les stratégies visant à prévenir l'instrumentalisation de l'antisémitisme a également été abordée au cours de la session.

09.02.2026 – Témoignages issus de la pratique : bonnes pratiques pour prévenir l'antisémitisme et d'autres formes d'intolérance

Lors de la première table ronde de la conférence de l'OSCE sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall, des experts de trois organisations engagées dans diverses initiatives visant à lutter contre les préjugés et à promouvoir le dialogue, en particulier auprès des jeunes, ont pris la parole.

Six personnes s'expriment sur scène lors de la conférence sur l'antisémitisme à Saint-Gall.

Les participants ont souligné l'importance de la prévention entre pairs, tant au niveau individuel que communautaire, ainsi que du dialogue intercommunautaire, pour lutter contre les préjugés et favoriser la compréhension entre les jeunes. La maîtrise du numérique et des médias a également été mentionnée comme un élément clé pour lutter contre la désinformation et les stéréotypes nuisibles en ligne.

09.02.2026 – La conférence de l'OSCE à Saint-Gall prône la lutte contre l'antisémitisme, la haine et la discrimination

C’est par un appel à combattre l’antisémitisme, la haine et la discrimination que le président en exercice de l’OSCE, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, a ouvert le 9 février 2026 la conférence de l’OSCE intitulée «Lutter contre l’antisémitisme: relever les défis liés à l’intolérance et à la discrimination».

Photo de groupe des participants à la conférence de Saint-Gall.

Partout dans le monde, les agressions antisémites augmentent en intensité et en visibilité. Les développements enregistrés à l’échelle internationale, marqués notamment par les attentats terroristes commis par le Hamas le 7 octobre 2023 et la guerre qui s’est ensuivie à Gaza n’ont fait qu’accentuer cette tendance. Des incidents récents montrent que la Suisse n’est pas épargnée. Le nombre croissant d’agressions enregistrées dans l’espace public montre qu’il est impératif d’agir. La ville de Saint-Gall, dotée d’une longue tradition de dialogue interreligieux, offre un cadre propice à cette conférence qui permet aux États participants de l’OSCE, aux organisations internationales, aux experts et à la société civile de dialoguer sur la manière dont ces défis peuvent être relevés.

Rôle de l’OSCE

Évoquant le rôle de l’OSCE, le chef du DFAE a réaffirmé l’ambition de la présidence suisse de maintenir la lutte contre l’antisémitisme et l’intolérance à l’ordre du jour politique, et ce de manière durable. Cette conférence s’inscrit dans le prolongement des engagements pris par l’OSCE, notamment de la Déclaration sur le renforcement des efforts de lutte contre l’antisémitisme de 2014, également adoptée sous la présidence suisse. L’objectif est de renforcer de manière ciblée la prévention, la protection des communautés ainsi que la résilience de la société.

Prévention et possibilités d’action politique

Le premier jour de la conférence a été consacré à des échanges politiques de haut niveau. Au cours des discussions suivantes, qui se déroulent à huis clos, des experts discuteront des possibles mesures de prévention, des menaces actuelles ressortant des nouvelles données du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) et de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), ainsi que des possibilités d’action politique. Les thèmes prioritaires sont notamment l’éducation et le dialogue, la protection des communautés touchées et le sport conçu comme espace d’inclusion et de sensibilisation.

La conférence se termine le 10 février 2026. Les résultats des discussions techniques devront contribuer à traduire les engagements existants des États participants de l’OSCE en mesures concrètes et pratiques.

09.02.2026 – Conférence de l'OSCE sur la lutte contre l'antisémitisme: discours d'ouverture du président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis

Le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, a officiellement ouvert cet après-midi la conférence intitulée «Lutter contre l’antisémitisme: relever les défis liés à l’intolérance et à la discrimination». Dans son discours d’ouverture, Ignazio Cassis a exprimé toute son inquiétude face à la résurgence de l’antisémitisme, mais aussi de la haine et de la discrimination, plus de 80 ans après la Shoah. «Nous avions dit «plus jamais ça» – mais la haine persiste et débouche sur de nouvelles violences. C’est inacceptable – pour les victimes, pour notre société et pour notre sécurité», a-t-il déclaré.

Le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, s'adresse aux participants à la conférence sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall.

L’objectif de la conférence de Saint-Gall est de mieux comprendre la spirale qui mène à l’intolérance et à la discrimination afin de pouvoir lutter plus efficacement contre la haine qui en résulte. L’axe privilégié est celui de la prévention auprès des jeunes exposés à la violence en ligne, et dans le sport, où tensions et altercations sont fréquentes. «La haine commence par des mots, par la stigmatisation et par l’indifférence», a souligné Ignazio Cassis. C'est pourquoi il faut agir rapidement.

Discours d'ouverture du président de l'OSCE, Ignazio Cassis, lors de la conférence sur la lutte contre l'antisémitisme à Saint-Gall, 9 février 2026

09.02.2026 – Lancement de la conférence de l’OSCE «Lutter contre l’antisémitisme: relever les défis liés à l’intolérance et à la discrimination»

La conférence de l'OSCE «Lutter contre l’antisémitisme: relever les défis liés à l’intolérance et à la discrimination» se tiendra les 9 et 10 février 2026 à Saint-Gall. Elle offre une plateforme pour analyser les développements actuels et renforcer la coopération entre les États participants de l'OSCE et la société civile. L'objectif est de traduire les engagements existants en une action politique coordonnée et en mesures concrètes et pratiques.

06.02.2026 – Conférence de presse après le voyage en Ukraine et en Russie

06.02.2026 – Le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, à Moscou

Le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, et le secrétaire général de l'OSCE, Feridun H. Sinirlioğlu, se sont entretenus aujourd'hui avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Cette visite, la première d'un président en exercice de l'OSCE dans la Fédération de Russie depuis le 24 février 2022, a souligné l'engagement de l'OSCE en faveur du dialogue politique avec tous les États participants de l'OSCE.

Le président en exercice de l'OSCE Ignazio Cassis et le secrétaire général de l'OSCE Feridun H. Sinirlioğlu lors d'un entretien avec le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou.

Au sujet de la guerre contre l'Ukraine, le président en exercice a souligné, lors de son entretien avec le ministre des affaires étrangères Lavrov, que l'OSCE était prête à mettre à profit ses instruments, son expérience et son expertise pour soutenir une solution négociée et sa mise en œuvre sur le terrain, si un engagement international durable s'avérait nécessaire.

L'OSCE a publié un communiqué de presse au sujet de ce voyage, disponible sous le lien suivant :

06.02.2026 – Ignazio Cassis signe une tribune dans la presse nationale contre l’antisémitisme

Le chef du DFAE et président en exercice de l’OSCE Ignazio Cassis a publié une tribune dans la presse nationale ce matin. Cette tribune intervient à l’occasion de la conférence de l'OSCE «Lutter contre l’antisémitisme: relever les défis liés à l’intolérance et à la discrimination» qui se tiendra les 9 et 10 février 2026 à Saint-Gall.

La conférence offre une plateforme pour analyser les développements actuels et renforcer la coopération entre les États participants de l'OSCE et la société civile. L'objectif est de traduire les engagements existants en une action politique coordonnée et en mesures concrètes et pratiques.

02.02.2026 – Le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, en visite en Ukraine

Le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, et le secrétaire général de l'OSCE, Feridun H. Sinirlioğlu, ont conclu aujourd'hui leur visite en Ukraine. À Kyiv, ils ont rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le ministre des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, et d'autres hauts responsables ukrainiens.

Ignazio Cassis serre la main de Volodymyr Zelensky.

Au cours des réunions, le président en exercice et le secrétaire général ont réaffirmé le soutien indéfectible de l'OSCE à une paix juste et durable fondée sur le droit international. Ils ont souligné que l'Organisation était prête à agir partout où un engagement international était nécessaire, en s'appuyant sur sa longue expérience des conflits complexes et son rôle unique en tant que plateforme inclusive de dialogue.

À la suite de ce voyage, l'OSCE a publié un communiqué de presse, disponible sous le lien suivant :

30.01.2026 – Vidéo FOCUS: Priorités de la Suisse, OSCE 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la Suisse assume pour la troisième fois la présidence de l’OSCE. Mais que signifie concrètement cette présidence ? Quel rôle la Suisse assume-t-elle ? et quelles responsabilités cela implique-t-il ?

En tant que pays assurant la présidence, la Suisse coordonne des processus politiques et diplomatiques centraux au sein de l’OSCE. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis assume cette responsabilité en tant que Chairman-in-Office.

La présidence suisse s’inscrit sous le signe du dialogue, de la confiance et de la coopération dans un contexte sécuritaire exigeant.

Dans notre série FOCUS, nous vous accompagnons tout au long de l’année à travers les principaux thèmes et priorités de la présidence suisse de l’OSCE 2026.

15.01.2026 – Le conseiller fédéral Ignazio Cassis inaugure la présidence suisse de l'OSCE

Le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le conseiller fédéral Ignazio Cassis, a officiellement inauguré le 15 janvier 2026 la présidence suisse de l'organisation pour l'année 2026. Devant le Conseil permanent, qui réunit les 57 États participants, le chef du DFAE a souligné que l'Europe se trouvait à nouveau dans une situation qui rappelle celle de 1975, année de la création de l'OSCE: un continent fragmenté, marqué par des tensions et des sphères d'influence concurrentes. À l'époque, la diplomatie l'avait emporté. « C’est lorsque l’instabilité domine que nous devons et pouvons agir avec courage et clarté », a souligné le conseiller fédéral Cassis.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis s'adresse au Conseil permanent de l'OSCE à Vienne.

Avec la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, l'OSCE a été confrontée au plus grand défi de son histoire. « Notre consensus est fragilisé, notre capacité d’action réduite, et notre confiance profondément entamée », a déclaré le chef du DFAE à Vienne. Dans ce contexte, la présidence suisse de l'OSCE est animée d'une conviction claire : « La crise actuelle doit renforcer l’OSCE, et non la marginaliser ».

Pour sa présidence, la Suisse poursuit une approche claire : l'OSCE doit rester efficace, crédible et capable d'agir afin de pouvoir saisir les opportunités qui se présenteront, notamment en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine. L'accent est mis sur les compétences clés de l'organisation: servir de plateforme pour un dialogue inclusif et promouvoir la sécurité coopérative. Il s'agit de rétablir la confiance. Il est tout aussi essentiel de rétablir le consensus afin d'assumer ensemble nos responsabilités. L'OSCE doit donc rester un forum inclusif de dialogue – même si celui-ci est difficile – et un acteur crédible en faveur de la paix et de la sécurité.

La priorité est de contribuer à une paix juste et durable en Ukraine dès que les circonstances le permettront. L'OSCE doit rester partie prenante au dialogue et être prête à jouer un rôle ciblé et complémentaire dès qu'une désescalade ou un cessez-le-feu sera possible.

Discours du conseiller fédéral Ignazio Cassis devant le Conseil permanent de l'OSCE à Vienne, 15 janvier 2026

Communiqué de presse : Le président en exercice Ignazio Cassis présente le programme de la Suisse pour 2026 au Conseil permanent de l'OSCE, OSCE, 15 janvier 2026 (en)

Communiqué de presse : Le conseiller fédéral Ignazio Cassis inaugure la présidence suisse de l'OSCE à Vienne, DFAE, 12 janvier 2026

Brochure : Présidence suisse de l’OSCE 2026

Le DFAE a publié une brochure présentant les priorités de la présidence suisse et les conférences organisées par la Suisse cette année.

01.01.2026 – Début de la présidence suisse de l’OSCE en 2026

La Suisse prend aujourd’hui ses fonctions à la présidence de l’OSCE. Ce mandat s’inscrit dans le cadre de son engagement constant en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Europe et au-delà.

Un marteau en bois, une cloche et un petit drapeau sur lequel est écrit :« OSCE » sont disposés sur une table.

La Suisse entend promouvoir entre tous les États participants un dialogue inclusif sur la sécurité. « La Confédération prend ses fonctions à la présidence de l’OSCE avec la certitude que, malgré les tensions, cette organisation reste indispensable. Notre conviction est simple : lorsque la diplomatie semble impossible, elle devient incontournable », explique le conseiller fédéral Ignazio Cassis, président en exercice de l’OSCE. « Nous mettrons à profit notre expertise en matière de médiation pour promouvoir le dialogue, la confiance et la sécurité ».

L’OSCE est bâtie autour du consensus, ce qui engage la responsabilité de tous les États participants. En septembre dernier, le chef du DFAE a souligné devant le Conseil permanent de l’OSCE que le système politique suisse repose sur le dialogue et sur l’écoute de toutes les parties et que la Suisse exercera sa présidence de l’organisation dans cet esprit.

La Suisse a défini cinq priorités pour sa présidence : les principes d’Helsinki en faveur d’une paix durable ; une diplomatie multilatérale inclusive ; l’anticipation des technologies pour un avenir sûr et humain ; la démocratie, l’état de droit et les droits de l’homme ; ainsi que la capacité d’action de l’OSCE.

Communiqué de presse : La Suisse accède à la présidence 2026 de l’OSCE, 1er janvier 2026 (en)

08.12.2025 – Programme de la présidence suisse de l’OSCE en 2026

La Suisse a défini cinq priorités pour son année de présidence: principes d’Helsinki – pour une paix durable; diplomatie multilatérale inclusive; Anticipation des technologies – pour un avenir sûr et humain; démocratie, État de droit et droits de l’homme; capacité d’action de l’OSCE. Avec ces priorités, la Suisse souligne sa volonté de mettre au service de la sécurité commune son expérience reconnue en matière de médiation, de droits de l’homme, de gouvernance des technologies et de coopération scientifique.

Quatre conférences internationales seront organisées en Suisse afin de leur donner corps.

Carte de la Suisse sur laquelle sont indiquées les conférences.

La Suisse conclura l’année de présidence en organisant la réunion ministérielle annuelle de l’OSCE, qu’elle a proposé de tenir les 3 et 4 décembre 2026 à Lugano, moment politique central destiné à consolider les avancées de l’année et à donner un nouvel élan à la coopération multilatérale et au dialogue.

Une présidence tournée vers l’action et le terrain

Au-delà de ces rendez-vous, la présidence suisse sera marquée par un engagement direct auprès des États et des régions clés de l’OSCE. Le président en exercice et conseiller fédéral Ignazio Cassis effectuera plusieurs déplacements dans différentes zones importantes pour l’OSCE afin de soutenir les efforts de dialogue, de stabilité et de confiance ainsi que pour promouvoir des solutions pragmatiques face aux tensions actuelles. En outre, la Suisse œuvrera à consolider la capacité d’action et le financement de l’OSCE.

Composée de 57 États participants, l’OSCE est la principale organisation régionale de sécurité au monde. À ce titre, elle s’emploie principalement à surmonter les divergences et à renforcer la confiance. La Suisse en fait partie depuis la création, en 1973 à Helsinki, de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), rebaptisée Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 1994.

04.12.2025 – Le conseiller fédéral Ignazio Cassis participe au Conseil ministériel de l’OSCE à Vienne

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est rendu à Vienne les 3 et 4 décembre 2025 pour représenter la Suisse au Conseil ministériel annuel de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). La rencontre était l’occasion de discuter des défis auxquels est confrontée l’architecture de sécurité européenne, particulièrement de la guerre contre l’Ukraine.

En tant que futur président de l'OSCE, le conseiller fédéral Cassis a souligné dans son discours devant le Conseil ministériel que la Suisse assumera la présidence de l'OSCE en 2026, guidée par une conviction simple: «Quand la diplomatie semble impossible, elle devient indispensable. À nous de montrer qu’elle est à la hauteur des attentes, en agissant avec courage et lucidité. Dans un monde instable, la clarté est une responsabilité.»

À cette occasion, le chef du DFAE a rappellé à Vienne les cinq priorités de la Présidence suisse. Face à la guerre en Europe, la Suisse s’engagera pour une paix juste en Ukraine, fondée sur le droit international et les principes d’Helsinki. Elle favorisera une diplomatie multilatérale inclusive et un dialogue sur la sécurité entre tous les acteurs. Elle encouragera une gouvernance des nouvelles technologies centrée sur l’humain, reliant science et diplomatie. Elle s’attachera à renforcer la démocratie, l’État de droit et les droits de l’homme notamment via les missions et l’observation électorale. Enfin, elle œuvrera à consolider la capacité d’action et le financement de l’OSCE.

À l’invitation de la ministre finlandaise des affaires étrangères Elina Valtonen, en sa qualité de présidente en exercice de l’OSCE, les représentants des 57 États participants et des 11 partenaires de coopération de l’OSCE se sont réunis à Vienne les 4 et 5 décembre 2025. Le Conseil ministériel, composé des ministres des affaires étrangères des États participants de l’OSCE, est l’organe central de décision et de direction de l’organisation. Le Conseil ministériel examinera et traitera la situation sécuritaire dans l’espace OSCE, notamment la guerre contre l’Ukraine et ses effets sur la sécurité européenne.

Discours du conseiller fédéral Cassis devant le Conseil ministériel de l'OSCE 2025

Communiqué de presse

18.09.2025 – Priorités de la Suisse pendant sa présidence de l'OSCE en 2026

Le 18 septembre, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, en qualité de futur président de l'OSCE, a présenté les priorités de la Suisse devant le Conseil permanent de l'OSCE. Au total, la Suisse a défini cinq priorités pour sa présidence:

  • Principes d'Helsinki - pour une paix durable
  • Diplomatie multilatérale inclusive
  • Anticipation des technologies – pour un avenir sûr et humain
  • Démocratie, État de droit et droits de l'homme
  • Capacité d'action de l'OSCE

Informations détaillées sur les priorités de la Suisse

Dans son discours, le chef du DFAE annonce également trois conférences, la première sur le thème de l'antisémitisme au début de l'année, suivie d'une deuxième sur la diplomatie prospective et enfin d'une conférence consacrée à la cybersécurité.

Dans son discours, le conseiller fédéral Cassis souligne la pertinence de l'OSCE: «Malgré ces blocages, l'OSCE reste indispensable :  parce qu’elle agit concrètement sur le terrain, parce qu’elle réunit toutes les voix autour de la même table, parce qu’elle demeure le seul forum où l’Europe, les pays d’Asie Centrale, le Canada, les États-Unis et la Russie se parlent encore de sécurité.»

Image du conseiller fédéral Ignazio Cassis lors de son discours devant le Conseil permanent de l’OSCE.

En assumant la présidence de l'OSCE, la Suisse assume sa responsabilité en matière de paix et de sécurité en Europe et souligne l'importance du dialogue, de l'inclusion et de la coopération dans la gestion des crises et des conflits. Cela est conforme aux objectifs de la stratégie de politique étrangère 2024-2027.

23.05.2025 – Lugano proposée comme lieu de la réunion du Conseil ministériel de l'OSCE

Lors de sa rencontre avec le Conseil d'État tessinois, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a confirmé aux autorités cantonales l'intention du DFAE d'organiser la réunion ministérielle annuelle de l'OSCE à Lugano début décembre. Comme l'a souligné le chef du DFAE, cet événement valorise la Suisse italienne et met en avant la capacité de la Suisse à réunir pacifiquement différentes cultures et langues, ce qui est un signal important au vu de la situation géopolitique actuelle. En outre, l'expérience acquise par le canton du Tessin et la ville de Lugano lors de la Conférence sur la reconstruction de l'Ukraine 2022 pourra être mise à profit pour la planification et la mise en œuvre de la réunion.

Communiqué de presse

21.05.2025 – La Suisse définit les priorités pour la présidence de l’OSCE

Lors de sa séance du 21 mai 2025, le Conseil fédéral a fixé les priorités thématiques de la présidence suisse de l’OSCE en 2026. Les cinq priorités comprennent le respect et la promotion des principes de l’Acte final d’Helsinki pour une paix durable en Europe ainsi que le renforcement du dialogue inclusif entre les 57 États participants. Par ailleurs, la Suisse souhaite faire progresser la diplomatie scientifique prospective au service de la sécurité coopérative et entend promouvoir la démocratie, l’état de droit et les droits de l’homme. Maintenir la capacité d’action de l’organisation, qui réunit non seulement les États européens, mais aussi les États-Unis et la Russie, fait également partie des priorités suisses. Une consultation des commissions de politique extérieure du Conseil national et du Conseil des États ainsi qu’un échange avec les autres États participants de l’OSCE sont prévus.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis présentera les priorités définitives de la future présidence au comité permanent de l’OSCE mi-septembre 2025.

Communiqué de presse

24.01.2025 – Un expert suisse nommé représentant spécial de l’OSCE pour le Caucase du Sud

La présidente en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la Ministre finlandaise des affaires étrangères Elina Valtonen, a nommé Christoph Späti représentant spécial de la présidence finlandaise de l’OSCE pour le Caucase du Sud. L’expert suisse, auparavant responsable de programme pour le Caucase du Sud au sein de la division Paix et droits de l’homme (DPDH) du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a pris ses fonctions de représentant spécial le 21 janvier 2025.

Communiqué de presse

22.01.2025 – La Suisse a pris ses premières responsabilités au sein de la Troïka

La Suisse a participé hier à sa première réunion en tant que membre de la Troïka, aux côtés de la Finlande (présidence 2025) et de Malte (présidence 2024). Cette réunion a permis de faire le point sur les premières initiatives de la Présidence finlandaise. Le déplacement de la présidente en exercice de l’OSCE, Elina Valtonen, en Ukraine et en Moldavie en faisait notamment partie. Par ailleurs, la Troïka a évoqué la journée d’introduction de la Présidence finlandaise et la réunion annuelle prévue avec les chefs des missions de terrain de l’OSCE qui auront lieu les 23 et 24 janvier.

La direction de l’OSCE est généralement assurée par une troïka composée de la présidence actuelle, de la présidence précédente et de la présidence suivante. En 2025, la Suisse formera donc une troïka avec Malte et la Finlande. Au cours de cette année, elle sera avant tout responsable des relations avec les États méditerranéens extérieurs à l’OSCE. Par ailleurs, la troïka participe aux décisions relatives au personnel.

30.12.2024 – Le dialogue et la coopération avec tous les États participants sont essentiels

La Suisse reprend la présidence de l’OSCE à un moment où l’organisation dispose d’une marge de manœuvre limitée en raison des développements géopolitiques et de la guerre en Ukraine. En décidant d’assumer la présidence de l’OSCE, la Suisse souligne l’importance particulière que jouent le dialogue et la coopération avec tous les États participants en ces temps difficiles du point de vue politique. En amont de l’élection, plusieurs États participants l’avaient approchée pour lui demander de se porter candidate.

Ses présidences passées de l’OSCE, en 1996 et 2014, ont déjà permis à la Suisse d’acquérir l’expérience nécessaire pour assumer ce rôle particulier. La Suisse avait également été confrontée à de nombreux défis au cours des deux dernières présidences, à savoir notamment les conflits en Bosnie et en Tchétchénie ainsi que les bouleversements politiques en Ukraine après la révolution de Maïdan.

Présidence de l’OSCE en 2014: l’Ukraine au centre des préoccupations

Après Flavio Cotti, l’ancien conseiller fédéral Didier Burkhalter a été le deuxième ministre suisse à diriger l’OSCE en 2014. Dès le début, l’année de présidence suisse a été marquée par la crise ukrainienne. La Suisse a misé sur une diplomatie de rapprochement active. Grâce à la double fonction de président de l’OSCE et de président de la Confédération qu’a assumée le chef du DFAE de l’époque, la Suisse a pu nouer des contacts importants avec les plus hautes instances de tous les acteurs concernés par la crise. Le dialogue a été encouragé à la fois à Vienne, au siège de l’OSCE, et en Ukraine.

L’engagement de la présidence suisse de l’OSCE au sein du Groupe de contact trilatéral, qui réunissait des représentants de haut niveau de l’Ukraine, de la Russie et de l’OSCE en vue de trouver des solutions à la crise, a également revêtu une importance capitale. C’est dans le cadre de ce groupe qu’ont été signés les accords de Minsk, qui devaient servir de base à une désescalade dans l’est de l’Ukraine.

En avril 2014, Didier Burkhalter, alors président de la Confédération et de l’OSCE, s’entretient avec des membres de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE à Odessa, en Ukraine.

Sous la présidence suisse, il avait alors été possible de parvenir, pour la première fois depuis plus d’une décennie, à un consensus sur le lancement de nouvelles missions de l’OSCE sur le terrain, à savoir une mission d’observation à deux postes-frontière russes et la Mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine (MSO). Cette dernière est devenue un instrument important pour promouvoir la désescalade en Ukraine.

Présidence de l’OSCE en 1996: organisation d’élections libres et équitables en Bosnie et Herzégovine

La Suisse a assuré sa première présidence de l’OSCE en 1996. En 1995, après la fin de la guerre qui avait opposé la Bosnie et Herzégovine à la Serbie, l’OSCE a été chargée de superviser la préparation et la tenue d’élections libres et équitables dans un pays déchiré par le conflit et de surveiller la situation des droits de l’homme. La mission de l’OSCE en Bosnie et Herzégovine a aidé les parties à mettre en place un cadre propice aux élections: le droit de voter à bulletin secret sans crainte d’intimidation et le droit à la liberté d’expression dans un environnement politiquement neutre.

Le ministre suisse des affaires étrangères et président de l’OSCE Flavio Cotti, en discussion avec des bérets jaunes suisses à Sarajevo en 1996.

À l’époque, les efforts déployés par la Suisse pour fixer une date appropriée pour les élections et tâcher d’assurer leur succès relatif avaient été largement reconnus au niveau international. Un contingent de bérets jaunes suisses avait apporté un soutien logistique à l’OSCE pour l’organisation des premières élections d’après-guerre.

La mission de l’OSCE conduite en Tchétchénie en 1996 sous la direction du diplomate Tim Guldimann a également représenté un moment fort du point de vue suisse. En tant que chef de la mission, Tim Guldimann a joué un rôle déterminant dans la conclusion de l’accord de paix à l’issue de la première guerre de Tchétchénie. La mission menée à Grozny a permis d’établir des contacts entre les parties au conflit.

Plus d'information sur le thème

Un véhicule tout-terrain blanc portant l'inscription "OSCE" est placé devant un véhicule noir sur lequel est apposé le drapeau suisse.

28 novembre 2023

La Suisse et l’OSCE travaillent main dans la main pour contribuer à la paix et à la sécurité en Europe

Confiance dans les institutions politiques, élections et droits de l’homme: trois exemples montrent comment la Suisse s’engage aux côtés de l’OSCE en faveur de la paix et de la sécurité en Europe.

Une femme en service au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) expliquant quelque chose à un soldat. Un deuxième soldat regarde avec intérêt.

3 décembre 2020

OSC... euh ?

Qu’est-ce que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ? Réponses.

Un grand bâtiment industriel utilisé aujourd'hui comme lieu de conférence. En haut à droite se trouve le logo de la présidence de l'OSCE par la Pologne en 2022.

30 novembre 2022

«À moyen terme, il sera très important de réunir tout le monde autour de la table»

Lors du Conseil ministériel de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les rapports avec la Russie sont au centre de l’attention, déclare l’ambassadeur Raphael Nägeli.

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