Département fédéral des affaires étrangères

Navigation

Navigation principale

Navigation secondaire

Informations complémentaires

Recherche rapide

Vous êtes ici :

Relations bilatérales Suisse – Danemark

Les points communs de la Suisse et du Danemark ne se limitent pas à leur superficie ou à la taille de leur population: tous deux défendent souvent les mêmes intérêts sur le plan multilatéral. Le Lion de Lucerne, œuvre réputée du sculpteur danois Bertel Thorvaldsen, témoigne d’une longue tradition d’échanges culturels entre les deux pays.

Points clés des relations diplomatiques

La prévention des conflits, la démocratie, les droits de l’homme, le droit international humanitaire et la coopération au développement sont des sujets sur lesquels la Suisse et le Danemark défendent souvent des valeurs et des intérêts communs au sein des différentes enceintes internationales. L’engagement déterminé du Danemark en faveur de l’environnement et du développement durable ouvre de multiples possibilités de coopération.

Sur le plan multilatéral, les intérêts de la Suisse et du Danemark se recoupent souvent. Compte tenu de l’ancrage institutionnel du Danemark au sein de l’UE et de l’OTAN, les conditions divergent néanmoins en ce qui concerne la politique économique et la politique de sécurité.

Coopération économique

Le Danemark est le deuxième partenaire commercial de la Suisse en Scandinavie. Les deux pays se caractérisent par un paysage entrepreneurial similaire, propice aux échanges économiques.

La Suisse exporte principalement des produits pharmaceutiques et des machines et importe avant tout des machines et des produits électroniques ainsi que, dans une moindre mesure, des produits chimiques, médicaments inclus. La nouvelle convention de double imposition négociée entre la Suisse et le Danemark est en vigueur depuis novembre 2010.

Coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation

Au Danemark – contrairement à ce qui se passe en Suisse – les écoles professionnelles sont perçues par de nombreux jeunes comme une solution de dernier recours. Consciente de ce problème, la ministre danoise de l’éducation, Christine Anorini, a présenté en octobre 2013 une proposition de réforme de la formation professionnelle en s’inspirant notamment du système suisse. Pour mieux le connaître, la ministre et des membres de la commission de l’éducation ont entrepris en août 2013 un voyage d’études en Suisse. L’intérêt principal de la délégation portait sur la structure modulaire des écoles professionnelles suisses.

Les chercheurs et les artistes danois peuvent déposer leur dossier de candidature auprès du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) pour obtenir une bourse d’excellence de la Confédération suisse.

Les Suissesses et les Suisses au Danemark

Fin 2012, 3151 ressortissants suisses résidaient au Danemark.

Echanges culturels

La coopération culturelle, activement entretenue par l’ambassade, se concentre actuellement sur les secteurs de l’architecture et de la francophonie. Plusieurs concerts de musiciens suisses et manifestations d’arts visuels ont en outre pu être organisés avec le soutien financier de Pro Helvetia.

Historique des relations bilatérales

Les premiers contacts officiels entre la Suisse et le Danemark remontent au XVIIe siècle, lorsque la Diète s’engagea en faveur de l’établissement de réfugiés huguenots et d’émigrés piémontais au Danemark. L’accroissement des échanges commerciaux entre la Suisse et le Danemark conduisit à l’établissement de consulats danois à Berne (1850), St-Gall (1854), Genève (1866), Zurich, Bâle et La Chaux-de-Fonds.

Lors de la Conférence internationale de la Croix-Rouge de 1864, les Danois proposèrent aux autorités suisses de conclure un traité d’amitié et d’établissement, lequel fut signé en 1875.

Pour défendre ses intérêts commerciaux, la Suisse ouvrit en 1887 un consulat honoraire à Copenhague, transformé en 1921 en consulat général. Jusqu’en 1945, les intérêts de la Suisse furent représentés par sa légation à Stockholm. En 1945, le consulat général de Copenhague devint légation, avant d’être élevé au rang d’ambassade en 1957.

Le chargé d’affaires danois entra en fonction à Berne en 1918. Lors de l’établissement de relations diplomatiques intégrales, en 1920, il fut accrédité en tant que ministre plénipotentiaire.