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Publié le 1 février 2026

Politique de sécurité

Dans un monde en proie à l’instabilité, les tensions entre grandes puissances et puissances régionales ainsi que la rivalité multipolaire croissante pèsent sur la sécurité internationale. En Europe, l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine marque une rupture dans l’architecture de sécurité. Dans ce contexte, la Suisse, en sa qualité d’État neutre, encourage le dialogue multilatéral et s’engage en faveur du désarmement.

Deux soldats d’une force de maintien de la paix de l’ONU debout à côté de deux garçons.

La situation actuelle en matière de sécurité internationale se caractérise par des antagonismes croissants entre les grandes puissances et les puissances régionales émergentes. La sécurité coopérative a cédé le pas à une dynamique de confrontation, qui ébranle la stabilité de l’ordre mondial. L’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine représente en outre une rupture dans l’architecture de sécurité européenne.

Dans sa politique extérieure, la Suisse défend un ordre mondial fondé sur le droit international. Elle s’engage pour le désarmement et contre la prolifération des armes de destruction massive, en misant principalement sur la coopération multilatérale pour trouver des solutions. Dans sa politique de sécurité, la Suisse se concentre donc sur la coopération avec des organisations internationales telles que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l’Union européenne (UE) et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

La Suisse continue d’œuvrer activement à la sécurité en Europe. Dans cet esprit, elle a organisé en 2022 la Conférence pour la reconstruction de l’Ukraine (URC) à Lugano suivie, en janvier 2024, de la 4e réunion des conseillers à la sécurité nationale à Davos puis, en juin de la même année, de la conférence de haut niveau sur la paix en Ukraine, qui s’est tenue au Bürgenstock. Par ailleurs, la Suisse met à disposition des plateformes informelles pour des discussions sur l’avenir de l’architecture de sécurité en Europe.

La politique extérieure, c’est de la politique intérieure

Les menaces actuelles se caractérisent par une complexité croissante et une évolution permanente. Les questions de sécurité qui en découlent requièrent une action coordonnée de la part des différents services de l’administration fédérale. La Délégation du Conseil fédéral pour la sécurité (DélSéc) et le Groupe Sécurité (GS) sont les deux principaux organes de l’administration fédérale dédiés à la sécurité. Conformément à l’approche pangouvernementale (whole-of-government), le DFAE collabore avec les autres départements concernés pour soutenir le Conseil fédéral, auquel elle remet des rapports réguliers sur les défis sécuritaires et leur importance pour la Suisse.

Nouveaux défis en matière de sécurité

Des réalités telles que la guerre en Ukraine, la rivalité croissante entre grandes puissances ou la mondialisation donnent aux défis présents et futurs un caractère éminemment transfrontalier. Outre cette concurrence entre grandes puissances, les nouvelles technologies, les activités de prise d’influence et le changement climatique font partie des nouveaux enjeux sécuritaires auxquels est confrontée la communauté internationale.

Concurrence entre grandes puissances et impact sur le multilatéralisme

La situation mondiale en matière de politique de sécurité est marquée par une exacerbation de la rivalité, notamment entre les États-Unis, la Chine et la Russie, comme l’illustre bien la lutte que se livrent ces États pour étendre leur influence politique, économique et militaire et contrôler les infrastructures, les technologies et les ressources. Les pays occidentaux sont de plus en plus confrontés à la nécessité de trouver un équilibre entre leurs intérêts sécuritaires et leurs intérêts économiques. Dans le contexte de l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine, l’efficacité des instances multilatérales a été sérieusement mise à l’épreuve. C’est notamment le cas de l’OSCE, dont l’action dépend de la détermination de ses membres à chercher des compromis et des solutions. De nouvelles plateformes de dialogue sur la sécurité en Europe ont vu le jour, comme la Communauté politique européenne (CPE), dont la Russie et la Biélorussie sont exclues. Il s’agit d’un forum informel qui se réunit deux fois par an sous la forme d’un sommet réunissant les chefs d’État et de gouvernement (47 États européens, membres ou non de l’UE).

Nouvelles technologies

Les nouvelles technologies présentent de nombreux atouts pour améliorer les conditions de vie à l’échelle mondiale. Elles comportent cependant aussi des risques et posent des défis majeurs aux États. En améliorant les équipements militaires et en développant des systèmes d’armes autonomes, les nouvelles technologies modifient en profondeur le déroulement des conflits et la gestion des crises. Elles accentuent la dépendance à l’égard d’acteurs privés intervenant en soutien aux forces armées et de sécurité (p. ex. des entreprises de sécurité privées) ou en tant que producteurs (p. ex. des entreprises spécialisées de la Tech).

La diffusion rapide des nouvelles technologies ainsi que leur facilité d’utilisation entravent les efforts de réglementation supranationale (p. ex. le maintien de l’architecture internationale de maîtrise des armements et de désarmement). La démocratisation des nouvelles technologies amplifie en outre le risque d’abus de la part d’acteurs non étatiques (p. ex. les systèmes aériens sans pilote).

Coopération internationale en matière de sécurité

L’environnement sécuritaire dans l’espace européen et euroatlantique a radicalement changé ces dernières années. Avec la guerre contre l’Ukraine, l’architecture de sécurité européenne, fondée jusque-là sur des approches coopératives, a basculé dans une logique de confrontation. Face aux défis sécuritaires, la Suisse agit pour la sécurité internationale et pour le renforcement du droit international et des institutions multilatérales.

Cybersécurité

Afin de réduire le risque d’utilisation malveillante des technologies numériques, la Suisse agit en faveur d’un espace numérique ouvert, libre et sûr.

Lutte contre le terrorisme

Le terrorisme menace la société libre et pluraliste. La Suisse veille au respect du droit international dans la lutte contre le terrorisme.

Désarmement et non-prolifération

Au niveau international, la Suisse s’emploie à éliminer les armes de destruction massive (désarmement) ou, tout au moins, à prévenir leur diffusion (non-prolifération).

Contrôles à l’exportation

La Suisse contrôle l'importation, l'exportation, le transit et le courtage de biens afin d'empêcher la prolifération des armes de destruction massive.

Prestations de sécurité privées

Les services des entreprises de sécurité privée sont de plus en plus sollicités dans le monde entier. Une loi fédérale réglemente les prestations fournies à l’étranger.

Contact

Division Sécurité internationale
Secrétariat d'État SEE-DFAE
Effingerstrasse 27
3003 Berne