Débat sur l’efficacité – Fondements pour améliorer l’efficacité

Partant des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), de nombreux pays ont montré la volonté d’analyser l’octroi et l’utilisation de l’aide en vue de contribuer au développement de manière optimale. En adoptant les ODM, la communauté internationale a définit pour la première fois clairement quels résultats elle souhaitait concrètement réaliser dans un laps de temps de 15 ans.

Depuis la fin des années 1990, le débat sur l’efficacité de l’aide au développement fait l’objet d’intenses discussions, tant au niveau national qu’international. L’enjeu principal est de démontrer que l’argent du contribuable sert réellement à réduire la pauvreté, et ceci de manière durable.

En l’an 2000, sous l’égide de l’ONU, les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ont posé les premiers jalons d’une approche globale des grands enjeux mondiaux liés au développement. Pour la première fois, à part la formulation de grands objectifs, des indicateurs pour la mesure de résultats très concrets ont été définis. D’autres traités sont apparus dans la foulée qui soulignent la volonté de la communauté internationale de réformer la façon dont l’aide est octroyée et utilisée: la Déclaration de Paris (2005) et le Programme d’action d’Accra (2008) adoptés par 150 pays et organisations internationales, qui visent à améliorer la coordination et la répartition des tâches entre les donateurs et accroître la responsabilité des bénéficiaires de l’aide publique.

Fin 2011 s’est tenu à Busan le Quatrième Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide. Il fut l’occasion de dresser un bilan de l’engagement des signataires de la Déclaration de Paris et de l’Agenda d’action d’Accra (AAA). Il a également permis à la communauté internationale de se mettre d’accord sur un cadre qui intègre l’ensemble des acteurs de la coopération au développement: donateurs traditionnels, coopérations Sud-Sud, pays émergents, société civile et fondations privées. La déclaration de Busan pose ainsi les bases d’un nouveau partenariat global pour une coopération au développement efficace.

En tant qu’acteur engagé de la coopération internationale, la DDC a orienté ses activités de développement vers les OMD et a validé ses méthodes et ses instruments. Elle s’est également efforcée d’adapter ses programmes de coopération bilatérale ou multilatérale en conséquence

Nouvelle manière de mesurer l’efficacité de l’aide

La question n’est désormais plus de mesurer la validité d’un projet à ses seules performances – par exemple le nombre de puits creusés dans un village – mais aussi de mesurer la chaîne des résultats engendrée en termes de développement: accès facilité à l’eau potable, meilleure hygiène générale, influence positive sur la santé publique, etc.

A l’instar des autres pays, la Suisse ne se concentre donc pas uniquement sur le rendement de ses projets individuels, mais s’interroge sur leur contribution au développement au sens large – et ce en coordination avec les autorités concernées et les autres acteurs du développement.

Page Internet de la DDC sur les débats sur l'efficacité

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