Pour un monde sans peine de mort

Mars 2017, Manille, Philippines. Des manifestants portent des écriteaux noirs sur lesquels est écrit: Non à la peine de mort.
La peine de mort est une atteinte à la dignité humaine et aux droits de l’homme. © Shutterstock

La Suisse est opposée à la peine de mort, partout dans le monde et en toutes circonstances. Contraire aux droits de l’homme, la peine de mort n’a aucun effet dissuasif, et elle ne favorise pas la réconciliation. Aussi la Suisse se mobilise-t-elle en faveur de l’abolition universelle de ce châtiment, aux côtés de pays partageant ses vues et de partenaires de la société civile, de la justice et de la politique. Ce faisant, elle contribue à la promotion des droits de l’homme, de la paix et de la sécurité dans le monde.

L’abolition universelle de la peine de mort constitue l’une des priorités de la politique étrangère suisse. Au travers d’un travail de plaidoyer politique, d’initiatives internationales et de projets locaux, la Suisse soutient la tendance mondiale en faveur de l’abolition et défend les progrès accomplis. À cet effet, le plan d’action du DFAE poursuit trois objectifs: 

  • d’ici la fin 2019, les pays abolitionnistes seront plus nombreux qu’aujourd’hui;
  • moins de pays appliqueront la peine de mort et moins de personnes seront exécutées;
  • les normes internationales minimales relatives à l’application de la peine de mort seront mieux respectées (p. ex. peine capitale seulement pour les crimes les plus graves, pas de peine capitale pour les mineurs).

Plan d’action du DFAE pour l'abolition universelle de la peine de mort 2017-2019 (PDF, 1.7 MB, Français)

Lignes d’action

Pour atteindre ces objectifs, le DFAE œuvre à trois niveaux:

  1. Le DFAE incite directement les États concernés à abolir la peine capitale ou, pour le moins, à s’engager sur cette voie. En parallèle, il s’efforce d’en dissuader d’autres de la rétablir. Il s’y emploie notamment en abordant la question lors de rencontres bilatérales, ou en formulant des recommandations à l’intention des États concernés lors de l'examen périodique universel effectué par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Il soutient aussi des projets concrets destinés à sensibiliser la population et les décideurs de certains pays à la problématique et à les convaincre du bien-fondé de l’abolition.
     

  2. Le DFAE cherche à restreindre sur le plan international la marge de manœuvre politique et juridique qui permet d’appliquer cette sentence. Il s’appuie à cet égard sur une série de résolutions que la Suisse présente au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ces résolutions font valoir que la peine de mort viole les droits de l’homme et appellent les États à protéger les droits des personnes concernées.

  3. Le DFAE resserre sa collaboration avec des pays partageant ses vues et soutient notamment les organisations et mouvements de la société civile qui œuvrent en faveur de l’abolition de la peine capitale.