Département fédéral des affaires étrangères DFAE

Le Conseil fédéral désigne un représentant spécial pour la diplomatie scientifique

Les nouvelles technologies prennent une importance croissante dans la politique étrangère. Quelles possibilités offre la numérisation et dans quels domaines des règlementations sont-elles nécessaires? La Genève internationale procure à la Suisse une plateforme de dialogue entre les acteurs de la science et ceux de la diplomatie. Le Conseil fédéral, qui entend renforcer Genève en tant que pôle majeur des questions de gouvernance numérique, a nommé pour la première fois un représentant spécial pour la diplomatie scientifique en la personne d'Alexandre Fasel.

17.02.2021
Portrait de l’ambassadeur Alexandre Fasel, nouveau représentant spécial pour la diplomatie scientifique.

Le Conseil fédéral a nommé l’ambassadeur Alexandre Fasel représentant spécial pour la diplomatie scientifique. © DFAE

La numérisation prend une importance croissante dans la politique étrangère à double titre. D’une part, elle soulève la question de l’utilisation des nouvelles technologies, lesquelles présentent un potentiel important, ouvrent de nouvelles possibilités, mais soulèvent également de nouvelles questions pour la société. Par exemple, est-ce que l'utilisation de nouvelles réglementations requiert de nouvelles réglementations destinées à protéger la sphère privée ou comment le risque de cybercriminalité peut-il être endigué?

Comprendre les sciences

D’autre part, il s'agit de rapprocher deux univers: le monde de la science et celui de la diplomatie. «Il faut comprendre les sciences et connaître la diplomatie pour explorer de nouvelles approches», déclarait le conseiller fédéral Ignazio Cassis en mai 2019 dans un discours prononcé à la Haute école pédagogique de St-Gall. Il faut conjuguer les atouts qu’offrent ces deux domaines pour développer de nouvelles solutions aux questions soulevées par les nouvelles technologies.

Le Conseil fédéral a récemment souligné l'importance que revêt la numérisation pour la politique étrangère. Il a en effet adopté, début novembre 2020, la stratégie de politique extérieure numérique 2021−2024 après que la numérisation a été inscrite comme nouvelle priorité thématique dans la stratégie de politique extérieure 2020−2023.

Évolution de la politique extérieure numérique

L'image montre une maquette de la stratégie de politique extérieure numérique du Conseil fédéral.
L’un des objectifs de la stratégie de politique extérieure numérique du Conseil fédéral est de renforcer la Genève internationale en tant que pôle majeur des questions de gouvernance numérique. © DFAE

Avec la stratégie de politique extérieure numérique, la Suisse dispose d’un cadre de référence pour la défense de ses intérêts et de ses valeurs également hors du «monde physique». En effet, les intérêts et valeurs s’appliquent également au monde virtuel. La Suisse s’est fixé pour principal objectif d'œuvrer en faveur d’un cyberespace libre, ouvert et sûr.

Pour cela, elle s’appuie sur le droit international public et place les personnes et leurs besoins au cœur des préoccupations. Concrètement, il s’agit pour elle d'acquérir plus de poids en matière de gouvernance numérique, de développer sa politique extérieure numérique et de faire de la Genève internationale une plaque tournante des débats sur la numérisation et les nouvelles technologies. La stratégie de politique extérieure numérique concrétise ces objectifs et, en nommant un représentant spécial pour la diplomatie numérique, le Conseil fédéral réalise une avancée importante pour renforcer la Genève internationale dans le domaine de la gouvernance numérique.

Représentant spécial pour la diplomatie scientifique

Le représentant spécial aura pour mission d’ancrer davantage la diplomatie scientifique et la numérisation dans la politique extérieure et, en particulier, de réaliser le potentiel de la Genève internationale dans ces domaines. Aujourd’hui déjà, différentes organisations et entreprises possédant une grande expertise dans le domaine scientifique et les nouvelles technologies sont établies à Genève. Le nouveau représentant spécial pour la diplomatie scientifique est mandaté pour intensifier la collaboration entre les différents acteurs économiques, scientifiques, étatiques, multilatéraux et de la société civile. Il s'agit par là même de renforcer Genève en tant que pôle majeur des questions de gouvernance numérique.

En la personne de l’ambassadeur Alexandre Fasel, le Conseil fédéral a choisi un fin connaisseur de la Genève internationale pour assumer cette fonction. L’ambassadeur Alexandre Fasel a en effet conduit la Mission permanente de la Suisse auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève de 2013 à 2016.

Haut de page