Relations bilatérales Suisse–Danemark

Les points communs entre la Suisse et le Danemark ne se limitent pas à leur superficie ou à la taille de leur population: tous deux défendent souvent les mêmes intérêts sur le plan multilatéral.

Points clés des relations diplomatiques

La prévention des conflits, la démocratie, les droits de l’homme, le droit international humanitaire et la coopération au développement sont des sujets sur lesquels la Suisse et le Danemark défendent souvent des valeurs et des intérêts communs au sein des différentes enceintes internationales. L’engagement déterminé du Danemark en faveur de l’environnement et du développement durable ouvre de multiples possibilités de coopération.

Sur le plan multilatéral, les intérêts de la Suisse et du Danemark se recoupent souvent. Compte tenu de l’ancrage institutionnel du Danemark au sein de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), les points de vue divergent néanmoins en ce qui concerne la politique économique et la politique de sécurité.

Traités bilatéraux

Coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation

Contrairement à ce que l’on observe en Suisse, l’enseignement professionnel au Danemark souffre d’une mauvaise image et est réservé de ce fait aux élèves qui ne parviennent pas à entrer au gymnase. La réforme de la formation professionnelle adoptée en 2014 devrait mettre fin à cette situation.

Pour cette réforme, la ministre de l’éducation de l’époque Christine Antorini s’est inspirée du système helvétique, qu’elle avait eu l’occasion d’étudier notamment lors d’un voyage effectué en Suisse en août 2013. Les écoles professionnelles danoises ont alors été restructurées et se caractérisent désormais par un degré d’exigences plus élevé, offrant ainsi à leurs élèves un meilleur niveau de formation. L’augmentation du nombre d’heures de cours hebdomadaires fait également partie des mesures prévues (de 23 à 26 minimum). Selon le calendrier, la réforme sera intégralement mise en œuvre dans le courant de l’année 2016.

Les chercheurs et les artistes danois peuvent déposer leur dossier de candidature auprès du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) pour obtenir une bourse d’excellence de la Confédération suisse.

Bourses de la Confédération suisse

Echanges culturels

La coopération culturelle, activement entretenue par l’Ambassade de Suisse, se concentre actuellement sur les secteurs de l’architecture et de la francophonie. Plusieurs concerts de musiciens suisses et manifestations d’arts visuels ont en outre pu être organisés avec le soutien financier de Pro Helvetia.

Le Lion de Lucerne, œuvre réputée du sculpteur danois Bertel Thorvaldsen, témoigne d’une longue tradition d’échanges culturels entre les deux pays. Cette œuvre est connue en danois comme le «Schweizerløven».

Les Suissesses et les Suisses au Danemark

Fin 2014, 3279 ressortissants suisses résidaient au Danemark.

Historique des relations bilatérales

Les premiers contacts officiels entre la Suisse et le Danemark remontent au XVIIe siècle, lorsque la Diète s’engagea en faveur de l’établissement de réfugiés huguenots et d’émigrés piémontais au Danemark. L’accroissement des échanges commerciaux entre la Suisse et le Danemark conduisit à l’établissement de consulats danois à Berne (1850), St-Gall (1854), Genève (1866), Zurich, Bâle et La Chaux-de-Fonds.

Lors de la Conférence internationale de la Croix-Rouge de 1864, les Danois proposèrent aux autorités suisses de conclure un traité d’amitié et d’établissement, lequel fut signé en 1875.

Pour défendre ses intérêts commerciaux, la Suisse ouvrit en 1887 un consulat honoraire à Copenhague, transformé en 1921 en consulat général. Jusqu’en 1945, les intérêts de la Suisse furent représentés par sa légation à Stockholm. En 1945, le consulat général de Copenhague devint légation, avant d’être élevé au rang d’ambassade en 1957.

Le chargé d’affaires danois entra en fonction à Berne en 1918. Lors de l’établissement de relations diplomatiques intégrales, en 1920, il fut accrédité en tant que ministre plénipotentiaire.

Entrée dans le Dictionnaire historique de la Suisse